Le pire cauchemar d'un conducteur de travaux à Colmar, c'est de voir une reprise de terrassement se fissurer après trois jours de pluie continue sur le piémont vosgien. Les collines qui bordent la ville, comme celles du quartier Saint-Joseph, ne sont pas de la roche massive. Ce sont souvent des arènes granitiques ou des limons loessiques qui perdent toute cohésion une fois saturés. Une analyse de stabilité des pentes ne consiste pas simplement à cocher une case administrative, c'est l'assurance de ne pas perdre des semaines de planning à cause d'un glissement rotationnel. Sur des pentes même modérées à 15 degrés, la combinaison de la nappe perchée et d'une charge en tête de talus peut déclencher une rupture progressive qu'aucun planning ne peut rattraper.
Un talus à 25 degrés dans les arènes granitiques colmariennes peut perdre 60 % de sa cohésion après un hiver humide. L'analyse seule le prédit.
