Entre le quartier des Maraichers, posé sur les limons de l'Ill, et les premières pentes du vignoble côté Wettolsheim où le substrat granitique affleure vite, la différence de comportement mécanique est radicale. À Colmar, concevoir un ancrage actif ou passif sans avoir cette lecture géologique fine, c'est prendre un risque inutile. On voit régulièrement des projets de soutènement rue des Clefs ou autour de la gare qui butent sur des alternances de graves rhénanes et de lentilles argileuses, là où un essai pressiométrique préalable change complètement le dimensionnement. C'est ce travail de corrélation entre le modèle de terrain et le type d'ancrage qui fait la différence entre un tirant qui tient et un ouvrage qui bouge.
Un ancrage mal calé dans les alluvions rhénanes peut perdre 30% de sa capacité en trois cycles de crue, simplement par effet de lavage du coulis en nappe battante.
