Le piémont vosgien n'offre aucun répit aux structures de soutènement. À Colmar, les précipitations annuelles avoisinent les 600 mm mais se concentrent sur des épisodes intenses, saturant brutalement les limons de couverture. Nous voyons régulièrement des murs insuffisamment drainés basculer après deux saisons de pluie. La nappe phréatique du fossé rhénan, toute proche, complique encore le comportement des sols. Pour dimensionner correctement un mur poids ou une paroi cantilever, il faut impérativement croiser les données de granulométrie avec une bonne appréciation du régime hydrique local. Sans cela, le calcul de poussée reste théorique et le risque de désordre structurel devient concret.
À Colmar, un mur de soutènement sans drainage profond est un sinistre en puissance. La géologie locale ne pardonne pas les approximations hydrauliques.
