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COLMAR
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Essai de perméabilité Lefranc et Lugeon à Colmar (68) : mesures in situ

Ingénierie géotechnique avec jugement régional.

EN SAVOIR PLUS

À Colmar, la nappe phréatique du Fossé rhénan remonte jusque sous les pavés de la vieille ville. On a vu des chantiers de la zone d’activité Nord ralentis trois semaines parce que personne n’avait anticipé les venues d’eau dans les limons sableux. Un essai de perméabilité sur site, qu’il s’agisse d’un Lefranc en forage ou d’un Lugeon en roche, change complètement la donne : il donne une valeur fiable de conductivité hydraulique là où le sol commande. Avant de couler un radier ou de dimensionner un rabattement, on vient poser la sonde dans la couche cible, on mesure la réponse en pression, et on obtient un coefficient k qui servira directement au bureau d’études. Dans le Haut-Rhin, où les alluvions rhénanes alternent avec les marnes et les calcaires du Muschelkalk, cette donnée n’est pas du luxe ; elle sécurise le projet et évite de surdimensionner les dispositifs de drainage. Nos équipes interviennent avec un laboratoire mobile et un matériel normalisé, en se calant sur les cycles de nappe typiques du secteur.

Un coefficient de perméabilité mesuré in situ à Colmar vaut mieux que dix corrélations granulométriques : la structure du sol en place ne ment pas.

Nos domaines de service

Méthodologie et portée

Le climat semi-continental de Colmar, avec des hivers secs mais des remontées de nappe printanières marquées, impose de réaliser les essais de perméabilité au bon moment. Un Lefranc exécuté en étiage sur les graviers de la plaine alluviale peut sous-estimer la perméabilité réelle de 30 %, ce qui fausse le calcul des pompages de chantier. Nous croisons donc la date d’intervention avec les chroniques piézométriques locales, et nous adaptons le protocole : essai à charge constante dans les horizons très perméables, essai à charge variable dans les limons. En forage destructif, la propreté du tubage est critique ; une simple remontée de boue fausse le bulbe d’infiltration. Sur les versants du Kaysersberg, quand le substratum calcaire est fracturé, on bascule en essai Lugeon avec obturateur double, en appliquant la norme NF P94-131. Ce qu’on cherche, c’est une courbe débit-pression exploitable, pas un chiffre isolé. Le rapport que nous remettons intègre la coupe géologique du sondage, la fiche de mesure, et le calcul du coefficient k selon la formule de Hvorslev pour le Lefranc, ou l’interprétation des paliers Lugeon selon Houlsby. Pour les projets de chaussée, cet essai vient souvent en complément d’une planche d’essai à la plaque afin de vérifier la portance de la couche de forme drainante.
Essai de perméabilité Lefranc et Lugeon à Colmar (68) : mesures in situ
Image technique — Colmar

Particularités du site

Un projet d’immeuble sur la rue Stanislas, bâti sur les anciens fossés du rempart, a rencontré des venues d’eau à 3 mètres de profondeur dans des remblais hétérogènes. Le maître d’ouvrage avait fait l’impasse sur l’essai de perméabilité, pensant que les sondages pressionétriques suffiraient. Résultat : le rabattement prévu avec deux pointes aspirantes était sous-dimensionné, le fond de fouille s’est transformé en piscine, et la grue ne pouvait plus manœuvrer. On a dû reprendre en urgence avec un système de pointes à vide plus puissant et une pompe de secours, ce qui a doublé le poste terrassement. À Colmar, où l’Ill et le canal de la Lauch entretiennent une nappe d’accompagnement perchée, ce scénario se répète plus souvent qu’on ne le croit. Un Lefranc bien positionné dans la couche critique aurait suffi à calibrer le débit d’exhaure. Quand on travaille à proximité des maisons à colombages, sensibles aux tassements différentiels, un rabattement mal maîtrisé peut aussi déstabiliser les fondations voisines. L’essai de perméabilité n’est pas une formalité administrative ; c’est une assurance contre les arrêts de chantier et les réclamations du voisinage.

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Normes applicables

NF P94-131 : Essai d’eau Lefranc dans un forage non tubé, NF P94-130 : Essai d’eau Lugeon en roche fracturée, NF EN ISO 22282-2 : Essais de perméabilité dans les sondages

Valeurs typiques

ParamètreValeur typique
Type d'essai pratiquéLefranc à charge constante / variable, Lugeon à paliers de pression
Norme de référenceNF P94-131 (Lefranc), NF P94-130 (Lugeon)
Gamme de perméabilité mesurable10⁻⁸ à 10⁻² m/s selon le type d'essai et la géométrie de la cavité
Profondeur d'investigation couranteJusqu'à 30 m en forage carotté ou destructif avec tubage
Diamètre de la poche d'essaiVariable ; généralement 63 à 110 mm en forage destructif
Fluide d'essaiEau claire décantée, injection par débitmètre à seuil ou compteur volumétrique
Interprétation LefrancFormule de Hvorslev avec coefficient de forme adapté à la géométrie de la cavité
Interprétation LugeonAnalyse des paliers de pression selon Houlsby, unité Lugeon (1 UL ≈ 1,3×10⁻⁷ m/s)

Questions et réponses

Quel est le coût d’un essai de perméabilité Lefranc ou Lugeon à Colmar ?

Le prix d’un essai de perméabilité sur site à Colmar se situe généralement entre 580 € et 890 € par essai, selon la profondeur du sondage, le type d’essai (Lefranc ou Lugeon) et le nombre de paliers de mesure. Ce tarif comprend la mobilisation du matériel, la réalisation de l’essai, et le rapport d’interprétation avec calcul du coefficient k. Une campagne de plusieurs essais sur un même chantier bénéficie d’une optimisation des coûts de déplacement.

Quelle est la différence entre un essai Lefranc et un essai Lugeon ?

L’essai Lefranc s’applique aux sols meubles (sables, limons, alluvions) et consiste à injecter ou pomper de l’eau dans une cavité non tubée au fond d’un forage. L’essai Lugeon est destiné aux massifs rocheux fracturés : on isole une tranche de roche avec un obturateur et on applique plusieurs paliers de pression pour analyser le comportement des fissures. À Colmar, on utilise le Lefranc dans la plaine rhénane et le Lugeon sur les versants calcaires du piémont vosgien.

Combien de temps faut-il pour obtenir les résultats d’un essai de perméabilité ?

L’essai lui-même dure entre 30 minutes et 2 heures selon le type de sol et la stabilisation du régime d’écoulement. Le rapport complet, avec la coupe géologique, les courbes débit-pression, et le calcul du coefficient de perméabilité, est transmis sous 48 à 72 heures ouvrées après l’intervention. En cas d’urgence chantier, nous pouvons communiquer les valeurs brutes le jour même.

Emplacement et zone de service

Nous intervenons à Colmar et ses environs. Plus d'info.

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