Colmar, avec son coeur historique bâti sur un ancien marécage asséché de la plaine d'Alsace, confronte régulièrement les projets de construction à des sols hétérogènes où les lentilles de vase alternent avec des sables et graviers du Rhin. Une fouille d'essai (puits d'exploration) réalisée à 2 ou 3 mètres de profondeur permet d'observer directement cette succession de couches, ce qu'aucun sondage mécanique ne restitue avec autant de netteté. Dans le quartier sud, près de la Lauch, nous avons déjà mis en évidence des remblais historiques de plus de 2,5 mètres que les plans d'archives ne mentionnaient pas, modifiant radicalement le dimensionnement des fondations. L'identification visuelle des horizons, couplée à un essai de plaque de charge exécuté à la base de l'excavation, donne une image fiable du comportement du sol sous contrainte réelle.
Un puits d'exploration de 2 m² à Colmar expose la variabilité des alluvions rhénanes bien au-delà de ce qu'une carotteuse de 100 mm peut révéler.
