Dans la plaine d'Alsace, les sols limono-argileux façonnés par les divagations historiques de l'Ill réagissent de manière très contrastée aux variations hydriques. À Colmar, avec une pluviométrie annuelle moyenne de 600 mm et des nappes phréatiques parfois affleurantes au printemps, les argiles et limons peuvent passer d'un état solide à plastique en quelques jours. Cette sensibilité à l'eau est un paramètre critique que nous quantifions systématiquement en laboratoire par les limites d'Atterberg avant tout terrassement ou fondation superficielle. La norme NF P94-051 définit précisément les protocoles que notre laboratoire applique pour déterminer la limite de liquidité et la limite de plasticité, afin d'anticiper le comportement mécanique du sol et d'éviter les tassements différentiels qui affectent régulièrement les constructions anciennes du centre-ville colmarien.
Un limon de Colmar peut perdre 40 % de sa portance en passant de l'état solide à l'état plastique : les limites d'Atterberg mesurent ce seuil critique avant le premier coup de pelle.
